Derrière une approche thérapeutique, il y a souvent une histoire et un individu. Je vous invite à découvrir la mienne.

Je me suis intéressé très tôt à la psychologie et aux sciences humaines, et j’étais plutôt doué dans le domaine. Pour moi il était logique de pouvoir tirer parti de cette précocité et d’en faire quelque chose de positif. Mais il m’a fallu du temps pour me rendre compte que l’intérêt que je portais à la discipline même était en fait mon fardeau.

Désert de Mojave, Californie, janvier 2017. L’heure du choix.

À la recherche de l’homme vrai

La TMI®, acronyme de Thérapie de la Mémoire Implicite est une idée, un concept, tiré d’un projet qui m’a été inspiré par mon propre chemin de vie. Ce projet, je l’ai appelé “À la recherche de l’homme vrai”. J’ai créé ce concept en 2007, en même temps que commençait à germer en moi d’idée d’une approche thérapeutique spécifique.

Ce qui vous est proposé sur ce site en est la synthèse, sous la forme d’une méthode qui permet de changer ses conditionnements émotionnels. Ceux qui nous intéressent sont la conséquence d’une mémoire traumatique enregistrée dans la mémoire implicite, reflet de votre enfance. Ils vous ont permis de survivre, mais aujourd’hui, ils peuvent, malgré vous, vous empêcher de vous en sortir, en attirant systématiquement des personnes ou des situations vous faisant revivre, inexorablement, la même souffrance.

À l’origine de cette souffrance, une forme socialement accepté de maltraitance envers les enfants. Aujourd’hui refoulée, il faut souvent attendre que les choses se dégradent dans notre vie pour être amené à travailler dessus. Maladie, dépression, anxiété en sont les expressions “dérangeantes” – mais visibles – qui parfois, amènent un début de remise en question.

Mais bien trop souvent, nous n’en sommes même pas conscients. Voici quelques exemples qui devraient vous aider à mieux comprendre de quoi il est question.

Les conditionnements émotionnels traumatiques les plus courants

Il y a un lien direct entre l’environnement humain dans lequel vous avez grandi, et les comportements adaptatifs que vous avez développés.

Voici 4 histoires qui sont directement liées à une mémoire traumatique. Pourtant, à part la troisième, on n’a pas l’impression que ces parents ont étés particulièrement violents, et pourtant… Il existe de multiples formes de maltraitance, et aujourd’hui, seule la violence physique est reconnue comme telle par la société. Quoi que, si c’est pour éduquer un enfant, c’est parfois toléré, incroyable non ?

1- Si vous avez eu un parent peu disponible, souvent occupé, vous pouvez avoir développé un conditionnement émotionnel visant à ne pas déranger l’autre tout en essayant d’attirer son attention. Aujourd’hui, à l’âge adulte, vous pouvez avoir le sentiment de ne pas être intéressant, et n’osez pas vous positionner par peur de déranger, vous essayez d’attirer l’attention sans vraiment savoir le faire. Une personne ne sachant pas s’affirmer peut rencontrer de nombreux problèmes, comme un manque d’estime de soi, un sentiment de vide, une angoisse d’abandon, des problèmes pour se faire entendre, une difficulté à faire les choses jusqu’au bout, …

2- Prenons un autre exemple, si vous avez un parent très soucieux de votre bien-être, toujours aux petits soins pour vous, vous pouvez avoir développé un conditionnement émotionnel visant à le tenir à distance. Aujourd’hui, à l’âge adulte, vous pouvez avoir le sentiment que l’autre est envahissant, et qu’il ne faut surtout pas montrer que vous n’allez pas bien. Vous avez tendance à cacher vos émotions négatives pour ne pas alarmer l’autre. En même temps, vous souffrez car vous n’osez pas demander de l’aide quand vous allez mal. Une personne ne sachant pas demander de l’aide peut souffrir d’angoisses et d’anxiétés lorsqu’elle tombe malade, lorsqu’elle fait face à une difficulté de la vie (licenciement, divorce, …) ou lorsqu’un de ses proches tombe malade. Elle ne sait pas gérer la détresse.

3- Si vous avez eu un parent violent moralement ou physiquement, autoritaire, vous pouvez avoir développé un conditionnement émotionnel visant à ne pas jeter de l’huile sur le feu. Face à la violence, vous avez appris à vous taire, à subir et à vous soumettre. Aujourd’hui, à l’âge adulte, vous pouvez être une personne cherchant à tout prix à éviter le conflit, arrangeante, trop gentille, faisant des concessions au détriment de vous-même, vous vous faites violence plutôt que de risquer de la provoquer chez l’autre. Une personne retournant ainsi sa violence contre elle-même peut ressentir un sentiment dépressif de vide, de la culpabilité, de la destruction, c’est une personne exigeante qui peut rechercher l’idéal dans beaucoup de domaines. Une autre conséquence des ces violences peut être une sensibilité accrue aux émotions d’autrui, pour ces personnes il est souvent plus facile de savoir ce que veut l’autre, plutôt que d’être connecté à ses propres besoins.

3bis- Si ce parent a été injuste dans sa violence morale et physique, alors vous pouvez avez développé un conditionnement émotionnel visant à provoquer l’autre. Face à la violence, vous en rajoutez, vous provoquez, vous désobéissez. Aujourd’hui, vous pouvez avoir développé une hypersensiblité à l’injustice, pouvant parfois vous donner l’impression que tout le monde est contre vous, cherche à vous nuire. Il vous est sans doute difficile de respecter les règles, parfois même, ne pas respecter les règles est pour vous comme une forme de sport.

4- Si vous avez eu un parent malade, fragile, faible, vous pouvez avoir développé un conditionnement émotionnel visant à le prendre en charge. Aujourd’hui, à l’âge adulte, vous pouvez être quelqu’un de prévenant, disponible et très (trop) responsable. Vous fonctionnez « au problème », et êtes efficace pour trouver des solutions. Paradoxalement, quand tout va bien, vous n’êtes pas à l’aise et pouvez avoir le sentiment de tourner en rond. Une personne ayant eu un parent fragile peut ressentir une peur de la séparation, de la mort, un sentiment d’infériorité et de culpabilité, surtout si elle n’arrive pas à aider l’autre.

Vous pouvez aussi être un peu de tout cela, car ces conditionnements ne sont pas liés à des chemins de vie particuliers, mais bien à ceux du plus grand nombre, tant la société dans laquelle nous vivons est déconnectée des besoins essentiels de l’être humain.

Chacun peut chercher à se déconditionner. Mais les raisons, les objectifs, les motivations ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Un point commun cependant, la volonté d’apporter un changement dans sa vie et un désir de mieux se connaître. Et beaucoup de courage… pour aller affronter sa mémoire traumatique !

Le projet de la société occidentale est la réalisation du paraître, mon projet est la réalisation de l’être.

Julien FRÈRE

Route CA-190, Nadeau Trail, Californie. (c) 2013 J. FRÈRE

Californie, mai 2013. Au sortir de la Vallée de la Mort, tout un symbole !

Haut